26 janvier 2022

Projet de mini maison : bon ou mauvais investissement?

Fortes de leur popularité, les mini maisons séduisent les acheteurs québécois qui rêvent de se libérer d’une hypothèque et de gagner en liberté. Pourtant, même si ce type d’habitation constitue une option intéressante aux maisons traditionnelles en raison de leur aspect écologique et de leur facilité d’entretien, elles comportent plusieurs inconvénients.

Qu’est-ce qu’une mini maison?

Aménagée avec ingéniosité et créativité pour compenser une superficie habitable réduite, une mini maison comprend, en moyenne, entre 100 et 300 pieds carrés et peut être :

  • Fixe (sur fondation)
  • Transportable (déplaçable)
  • Mobile (sur roues)

Grâce à ces petites maisons, il est possible de devenir propriétaire pour seulement 20 000 $, dans le cas d’une autoconstruction, et pour 50 000 $ à 60 000 $ dans le cas d’un projet clés en main[1]. Ces montants excluent l’achat d’un terrain ou d’une remorque.

Quels sont les principaux inconvénients?

Bien qu’attrayantes en raison de leur prix et de leur mobilité, ces habitations comportent certains inconvénients, dont les cinq principaux sont[2] :

Le manque d’intimité

Si le fait d’habiter seul dans une mini maison est réaliste, y vivre à plusieurs peut être un réel défi à long terme, alors que chacun voudra préserver une certaine intimité. Pour plusieurs acheteurs, y fonder une famille est impensable, ce qui en fait une solution transitoire, comparativement à une maison traditionnelle qui constitue l’achat d’une vie.

La complexité des règlements municipaux

Au Québec, le Code de construction, la règlementation municipale et les règles de zonage encadrent la construction des mini maisons, ce qui s’avère complexe[3]. Par exemple, le Code de construction du Québec ne couvre pas les habitations de moins de 700 pieds carrés. De son côté, le règlement provincial québécois sur la construction et la transformation de bâtiments interdit la construction de bâtiments de moins de 275 pieds carrés, dans le cas d’un studio, et de moins de 320 pieds carrés pour une maison unifamiliale comprenant une chambre[4].

Par ailleurs, les mini maisons sur roues sont considérées comme des roulottes. Ainsi, une grande majorité de règlements municipaux ne permettent pas à son propriétaire de l’occuper durant toute l’année.

Les sources de financement limitées

Comme le prix d’une mini maison est peu élevé, celle-ci ne peut être financée par un prêt hypothécaire. Selon Idriss Bouhmouch, directeur du développement des affaires et des opérations pour le Québec de Ratehub, la meilleure option demeure une marge de crédit ou un prêt personnel, bien que le taux d’intérêt d’environ 10 % soit plus élevé que celui d’un prêt hypothécaire, estimé à 2 % ou à 3 %[5].

L’absence de prise de valeur

Bien qu'une mini maison sur roues soit une bonne solution pour se loger, elle ne représente pas un investissement. Ainsi, la valeur d’une propriété réside dans le bâtiment, mais surtout dans le terrain; un élément qui ne peut être pris en considération dans le cas d’une mini maison sur roues.

La revente plus difficile

Le marché des mini maisons est en pleine émergence au Québec, ce qui en fait un type d’habitation plus difficile à revendre, en comparaison à une maison traditionnelle ou à un condo, par exemple.

Où bâtir sa mini maison au Québec?

Plusieurs villes associent la construction de mini maisons à une baisse de la valeur foncière des maisons avoisinantes, ce qui limite les possibilités d’en bâtir au Québec. Toutefois, certaines municipalités sont ouvertes à ce type de projet résidentiel, telles que[6] :

En quête d’évasion et de quiétude?

Plutôt que d’être votre lieu de résidence principale, une mini maison pourrait représenter une option intéressante à un chalet, par exemple, ou encore être un lieu pour accueillir vos invités. C’est un pensez-y-bien!

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