26 mars 2021

Tout savoir sur les minimaisons

Selon le Grand dictionnaire terminologique, une minimaison se définit ainsi : maison de très petite dimension qui permet de vivre dans un espace fonctionnel et efficace sur les plans énergétique et écologique. 

Mais à quoi correspond l’expression «très petite dimension»? Selon les écoles de pensée, il s’agit d’une superficie qui ne dépasse pas 400 ou 500 pieds carrés, mais certains constructeurs outrepassent un peu ce concept. Et pourquoi vouloir une minimaison? Les raisons varient bien sûr, mais résumons avec ces quelques caractéristiques : petite, peu coûteuse et écologique. Pour certaines personnes, la microhabitation leur permet l’accès à la propriété. Pour d’autres, ce sont la quête du minimalisme, la réduction d’une consommation effrénée, un mode de vie plus écoresponsable qui les guident vers la minimaison.

Cette décision est tout de même importante, car malgré l’idée qu’on se fait de la liberté et de l’économie d’entretien, de nettoyage et de réparations d’une minimaison, il ne faut pas sous-estimer le défi que représente la vie dans un espace aussi restreint en comparaison d’une maison traditionnelle.

Avantages et inconvénients

Le fait qu’elle soit de petite dimension confère dès le départ à la micromaison un aspect très écologique. Mentionnons d’emblée sa construction nécessitant beaucoup moins de matériaux. Sa fenestration souvent plus importante que dans les maisons classiques lui procure aussi des atouts énergétiques en maximisant la lumière naturelle et en diminuant considérablement la dépense en chauffage. D’ailleurs, la mobilité d’une minimaison sur roues compte parmi ses avantages, car elle peut être déplacée quand la situation l’exige.

Bien entendu, le coût de ces microhabitations, qui se situe à plus ou moins 100 000 $, pèse pour beaucoup dans la décision d’achat. Sans parler de leur caractère fonctionnel — tout y pensé intelligemment — chaque centimètre est utilisé avec brio, des espaces de rangement camouflés en passant par des meubles transformables et jusqu’à la déco qui peut se renouveler à moindre coût. 

Mais, car il existe souvent un mais, il ne faut pas oublier que dans le prix abordable de ces petits habitats ne sont pas inclus les frais de terrain, d’infrastructures (voirie, aqueduc, égoûts), l’acquisition de certains meubles ou électroménagers sur mesure. Les règlements municipaux et de zonage s’ajoutent aux écueils que l’on peut rencontrer lors de la localisation d’une minimaison à construire ou à installer. Certains inconvénients peuvent survenir également du côté des normes relatives à l’électricité, la plomberie. Voilà pourquoi une bonne recherche et plusieurs consultations auprès d’experts du domaine s’avèrent indispensables avant de se lancer dans cette aventure, néanmoins fort intéressante pour plusieurs.

Qu’en est-il des assurances? Dans la mesure où votre petite résidence possède des fondations permanentes et que sa construction respecte les principes habituels de l’industrie : matériaux conventionnels; chauffage, plomberie adéquate, électricité, fosse septique, etc.  Les clauses appliquées pour une maison classique devraient l’être sans problème pour la vôtre aussi. Pour une minimaison sur roues ou qui ne se conforme pas aux normes en vigueur, des contrats ou clauses sur mesure doivent être envisagés. Sur ce plan encore, demander l’avis de spécialistes du domaine peut devenir très utile.

En conclusion... Le préfixe mini ne s’applique pas au magasinage et à la quête de renseignements et de conseils nécessaires pour prendre une décision éclairée et judicieuse lors de l’acquisition d’une minimaison. Plusieurs projets domiciliaires ont vu le jour ces dernières années un peu partout au Québec. Pourquoi ne pas les visiter et questionner gentiment les résidents?


À lire aussi :

Arbres et arbustes pour petites cours

Trucs pour un rangement efficace dans la salle de bain

Choisir un professionnel pour ses travaux


Retour haut