4 juillet 2019

Une surenchère de plus en plus présente

Dans un précédent Mot de l’économiste, la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) présentait un portrait de la surenchère au Québec. Environ un an plus tard, elle nous propose une mise à jour.
Le marché immobilier résidentiel québécois est plus dynamique que jamais. Au cours des douze derniers mois (d’avril 2018 à mars 2019), le nombre de reventes a augmenté de 6 %, alors que l’offre de propriétés (inscriptions en vigueur de propriétés à vendre) a diminué de 9 %.


Cette situation crée un phénomène de rareté, qui exerce une pression à la hausse sur les prix, particulièrement dans les régions où le marché est à l’avantage des vendeurs. Il devient donc souvent nécessaire pour les acheteurs d’offrir un prix supérieur au prix demandé, et parfois même de prendre part à une dynamique d’offres multiples sur une propriété convoitée.

La majorité des RMR a connu une hausse de la surenchère depuis un an. Tout comme l’an dernier, c’est dans les régions où le nombre de mois d’inventaire est le plus bas que le phénomène est le plus répandu, soit à Montréal et à Gatineau. En effet, dans la région de Montréal, 14 % des propriétés se sont vendues à un prix supérieur au prix affiché. Dans la région de Gatineau, ce sont 9 % des propriétés vendues qui ont fait l’objet d’une surenchère.

Proportion de surenchères selon la région métropolitaine de recensement (en %)

La région de Trois-Rivières est la seule à avoir vu sa proportion de surenchères diminuer. Or, sachant qu’il y a eu moins de dix cas de surenchère entre avril 2018 et mars 2019 pour Trois-Rivières et pour Saguenay, il a suffi d’une variation de quelques unités pour toucher la proportion globale de surenchères. Il ne faut donc pas y voir une tendance robuste pour ces deux régions en particulier.

Quel montant de surenchère?

Dans la région de Sherbrooke, les acheteurs devaient débourser 5 % de plus que le prix affiché, ce qui équivaut à 20 807 dollars supplémentaires. Les deux régions suivantes en termes d’écart de prix sont Québec et Montréal. Québec présente un écart de prix en pourcentage plus élevé, alors que Montréal présente un écart de prix en dollars plus élevé.

En effet, à Québec, il fallait débourser 4,3 % de plus que le prix demandé, c’est-à-dire 13 647 $, alors qu’à Montréal, il fallait payer 3,8 % de plus, soit 18 071 $. Pour sa part, la région de Gatineau affiche un écart de prix en pourcentage plutôt stable depuis l’année dernière. Celui-ci équivaut toutefois à un plus grand montant en dollars, puisque les prix des propriétés ont augmenté pendant la dernière année.

Écart moyen entre le prix de vente et le prix affiché pour les cas de surenchère

Pour tous les détails, consultez le texte intégral du Mot de l’économiste.

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