31 mai 2018

Hausse du phénomène de la surenchère

Le marché immobilier résidentiel québécois est présentement sur une belle lancée. Dans un contexte où le nombre de reventes augmente et où l’offre de propriétés à vendre recule, il n’est pas rare d’observer une pression à la hausse sur les prix, surtout lorsque les vendeurs ont le gros bout du bâton lors des négociations.

Ce contexte s’accompagne souvent d’offres multiples plus fréquentes. Bien que ces dernières ne soient pas recensées, nous pouvons facilement observer les cas où la vente a été réalisée à un prix supérieur au prix demandé.

Voici la proportion de surenchères par région métropolitaine, toutes catégories de propriétés confondues. Ces données ont été compilées par la Fédération de chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Proportion de surenchères selon la région métropolitaine de recensement

 

On y remarque d’abord que la surenchère est en hausse depuis un an dans toutes les RMR. Sans surprise, ce sont dans les régions où le nombre de mois d’inventaire est le plus bas que ce phénomène est le plus répandu, soit à Montréal et à Gatineau.

Combien fallait-il débourser au-dessus du prix demandé?

Dans les cas de surenchère, il est intéressant d’avoir un ordre de grandeur du prix payé comparativement au prix demandé. La FCIQ a calculé ce montant en dollars et en pourcentage du prix demandé pour chacune des RMR

Écart moyen entre le prix de vente et le prix affiché pour les cas de surenchère

Gros plan sur le cas de Montréal

La situation montréalaise mérite qu’on s’y attarde. Seul marché résolument à l’avantage des vendeurs, c’est dans la RMR de Montréal que la surenchère est plus répandue et que le phénomène a pris le plus d’ampleur au cours de la dernière année.

Pour l’unifamiliale, plusieurs municipalités de l’Ouest de l’île ressortent du lot, par exemple Pointe-Claire (31 %), Kirkland (26 %), Beaconsfield (25 %), Dollard-des-Ormeaux (21 %) et Dorval (20 %), qui affichent des niveaux impressionnants de surenchère. La palme revient toutefois au secteur Rosemont/La Petite-Patrie, où près d’une vente d’unifamiliale sur trois au cours des 12 derniers mois a fait l’objet de surenchère.

La situation va-t-elle perdurer? La FCIQ continuera de surveiller étroitement la situation de la surenchère au Québec au cours des prochains mois. En dépit d’un excellent début d’année et de prévisions optimistes pour 2018, il est peu probable à son avis que ce phénomène prenne de l’ampleur à court terme.

Pour tous les détails, consultez le texte intégral du Mot de l’économiste.

 

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