12 juillet 2023

Opter pour une maison mobile : ce que vous devez savoir

La hausse des taux d’intérêt et le prix élevé des maisons unifamiliales rendent difficile l’accès à la propriété, particulièrement pour les jeunes. Et si opter pour une maison mobile était une solution à envisager pour se loger et devenir, enfin, propriétaire?


Il n’y a pas si longtemps, quand on parlait des parcs de maisons mobiles, on imaginait tout de suite un endroit peuplé de couples de retraités. Jusqu’à récemment, c’était plutôt vrai. Mais depuis quelques années, les parcs de maisons mobiles accueillent de plus en plus de jeunes couples et même des familles. La crise du logement a contribué largement au fait que ce type de maison — et de style de vie — est devenu un choix intéressant pour traverser la crise du logement.

Habiter dans une maison mobile, c’est un peu le compromis entre un logement et une maison. Cette habitation est entièrement construite en usine et qui est, ensuite, déplacée et déposée sur un terrain choisi par son propriétaire. En grandeur, c’est, souvent, l’équivalent d’un 4 ½ ou 5 ½, sur un seul plancher (sans sous-sol), mais sans les inconvénients d’un voisin au-dessus ou en dessous ! Et un terrain pour profiter de l’extérieur!

Au début de juillet 2023, on retrouvait 280 maisons sur Centris.ca et le prix variait entre 15 700 $ et 279 900 $. Le prix médian semblait tourner autour de 160 000 $. Mais ces maisons ont récemment vu leur prix augmenter. En effet, comme plus de gens se tournent vers cette option, le marché suit son cours ! Toutefois, les maisons mobiles restent beaucoup plus abordables que les autres types de propriétés.

Propriétaire et locateur

La plupart du temps, cette habitation est installée dans un parc prévu à cet effet où chaque propriétaire de maison mobile loue le terrain où cette dernière est installée. Il bénéficie donc des commodités (égout, déneigement, etc.) et d’une cour, bien souvent, pour un loyer mensuel autour de 200 à 250 $, mais c’est le promoteur du projet qui reste proprio du terrain. Comme il n’existe pas de loi qui protège les maisons mobiles, le promoteur pourrait décider de vendre son terrain pour en changer la vocation et évincer les locataires avec un avis de six mois.

Hypothèque particulière?

Pour acheter une maison mobile, vous contracterez une hypothèque mobilière, un hybride entre celle destinée à une maison (bien immobilier) et un prêt pour l’achat d’une voiture. Au Québec, Desjardins et RBC soutiennent cette option. Toutefois, vous pourriez aussi opter pour un prêt personnel. Il est nécessaire de faire des démarches rapidement pour avoir l’heure juste et trouver la solution qui vous convient.

Bon à savoir

  • Vous devez payer des taxes foncières et scolaires, annuellement.
  • La taxe de mutation n’est calculée que sur la valeur de la maison.
  • Même si ce n’est pas obligatoire, il est préférable de faire affaire avec un notaire pour la transaction afin d’éviter de mauvaises surprises. La transaction ne sera pas enregistrée au Registre foncier, mais bien au Registre des Droits Personnels et Réels Mobiliers (RDPRM).

Finalement, puisque l’achat d’une maison mobile implique de nombreuses décisions, il est suggéré d’être bien accompagné par un courtier immobilier. Il pourra tout autant vous aider dans vos recherches et vous éclairer sur divers points. Il travaillera pour vous pour que vous soyez le plus rapidement… dans votre premier chez vous!


À lire aussi:

Comment acheter une maison avec un faible revenu?

Déménager à la retraite : 5 questions à se poser avant de vendre

Le downsizing : pourquoi vivre dans plus petit?

Retour haut