5 octobre 2021

Vente de terrain : l’accompagnement, un choix payant

C’est d’abord l’histoire d’un terrain acheté il y a 45 ans qui finit par sombrer dans l’oubli. C’est ensuite le fruit d’une belle collaboration entre une cliente et sa courtière immobilière. Voici l’histoire de Hélène, 87 ans.

 

La surprise

Nous sommes en 2020, au cœur de la seconde vague de la pandémie. Hélène, atteinte de sclérose en plaques, vit seule dans son duplex, à Montréal. Un matin, alors que le Québec entier est sur pause, l’ancienne professeure titulaire des didactiques des mathématiques à l’UQAM reçoit un message fort surprenant. Un homme, qui se présente comme étant le propriétaire d’un lot avoisinant le sien, lui offre d’acheter son terrain à Bromont. « Un terrain? Quel terrain? », s’étonne-elle sur le coup.

« Cet homme m’offrait 30 000 $ pour un terrain dont j’avais oublié l’existence. Pourtant, il avait bien raison. J’étais propriétaire d’un terrain à Bromont. »

Hélène

Le mystérieux terrain

Faisons un saut de 45 ans dans le temps. Hélène est alors nouvellement mariée. Le 2 novembre 1976, le couple fait l’acquisition d’un terrain pour la somme de 5 000 $, par l’entremise du Trust Général du Canada qui vend des lots à la ville de Bromont. « Nous avions prévu nous installer éventuellement là-bas, mais nos plans ont changé. Au moment du divorce, c’est moi qui ai hérité du terrain. J’aurais voulu le léguer à mes enfants, mais ça ne les intéressait pas », se remémore Hélène.

Au fil du temps, elle finit par oublier l’existence de ce terrain boisé de 10 000 pieds carrés, situé sur le versant sud du Mont Brome. « Je payais les taxes chaque année, alors j’y repensais de temps en temps, mais autrement, ça m’était complètement sorti de l’esprit », raconte Hélène.

Valeur foncière

Revenons maintenant dans le présent. Hélène annonce la bonne nouvelle à sa famille. Comment ne pas se réjouir d’une offre de 30 000 $ tombée du ciel? « Ça correspondait à la valeur foncière du terrain. Comme je ne m’y connais pas du tout en immobilier, je me suis dit que c’était logique. J’étais même assez satisfaite », admet candidement Hélène.

Se doutant bien que la valeur marchande du terrain était supérieure à sa valeur foncière, Barbara, belle-fille de Hélène, fait appel à Sonia, une courtière immobilière de la grande région de Montréal, membre de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Elle est une ancienne collègue de travail de Barbara qui avait récemment fait son changement de carrière. « Sonia était en attente de son résultat d’examen de l’OACIQ afin d’obtenir son permis de courtière immobilière, alors j’ai tout simplement décidé de l’attendre. J’étais heureuse qu’une personne ayant reçu une véritable formation dans le domaine immobilier accepte de s’occuper de ce dossier. J’ai alors rappelé l’acheteur, et je lui ai dit que je n’étais pas prête », raconte Hélène.

Plus d’accompagnement,

plus de succès

La suite de l’histoire se résume à d’innombrables heures de travail et à une succession de promesses d’achat. Il faut dire que l’emplacement de choix pour une petite résidence familiale en pleine montagne avait attiré un grand nombre de personnes aux profils variés. Pour aider Hélène à prendre une décision éclairée, Sonia prend même le temps de lui faire part des projets de vie des neuf acheteurs potentiels.

Le choix de Hélène s’arrête finalement sur le projet de Jennifer et de Jérémie. La petite famille, composée de deux jeunes enfants et d’un troisième en cours de route, rêvait d’un projet d’autoconstruction écologique en montagne pour y habiter à temps plein. « Ensemble, Sonia et moi leur avons annoncé la nouvelle au téléphone. Tout le monde était ému. C’était très touchant », raconte Hélène.  

« À ma grande surprise, j’ai obtenu 100 000 $ pour mon terrain. Je ne m’attendais pas à recevoir autant d’argent. » Hélène

Et plus de bien-être!

Grâce à ce montant d’argent non attendu, Hélène peut maintenant s’offrir des séances de physiothérapie et de massothérapie à domicile pour favoriser le maintien de sa mobilité et de son autonomie. « J’avais cessé ces soins qui me faisaient un bien incroyable, car ceux-ci n’étaient pas couverts par la régie de l’assurance maladie », explique Hélène.

« J’ai 87 ans, je vis avec la sclérose en plaques et je me déplace en chaise roulante. M’offrir un voyage à Cuba, ça ne m’intéresse pas. Avec l’argent du terrain, j’ai décidé de m’offrir des soins à domicile deux fois par semaine. Ces séances, pour moi, c’est un peu comme un voyage à Cuba. »

Hélène


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